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ACTUALITÉS RELIGIEUSES
Anglicans et catholiques pour un enseignement éthique juste
ROME, jeudi 17 mai 2012 (ZENIT.org) – Comment les deux traditions chrétiennes, anglicane et catholique, définissent-elles un enseignement éthique juste ? C’est sur ce thème que s’est réunie à Hong Kong, cette semaine, la Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC), qui vient de conclure la seconde réunion de sa troisième phase,
La réunion s’est tenue à la Mission pour les Marins de Kowloon, une communauté œcuménique dirigée par des anglicans, des catholiques romains et des luthériens danois et allemand.
Créée en 1966, l’ARCIC est parrainée par le Conseil consultatif anglican et par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Elle est actuellement présidée par l’archevêque anglican David Moxon, des diocèses de Nouvelle-Zélande, et par Mgr Bernard Longley, archevêque de Birmingham (Angleterre).
Le groupe était chargé d’étudier l’Eglise en tant que communion, locale et universelle, et de voir comment l’Eglise locale et universelle parvient à discerner, dans la communion, un enseignement éthique juste. Ils devaient aussi examiner la manière de comprendre et de poursuivre aujourd’hui l’engagement à rétablir la pleine unité visible.
L’ARCIC prépare aussi des études de cas concernant des aspects théologiques de problèmes divergents comme le divorce, le remariage et la contraception. Ils doivent aussi entreprendre de discuter de questions en évolution comme l’économie et la théologie du travail. La commission œcuménique a précisé qu’elle n’entend pas chercher à résoudre des différents éthiques. Mais son objectif est plutôt d’« analyser les moyens par lesquels nos deux traditions en sont parvenues à un enseignement éthique juste, ou sont en train de le définir ».
La commission a indiqué qu’elle projetait de faire connaître ses travaux en cours dans une série de réunion en commun d’évêques dans des dialogues, au niveau local ou régional, entre des catholiques romains et des anglicans.
L’ARCIC III projette aussi de préparer d’autres études de cas pour sa prochaine réunion, qui aura lieu du 29 avril au 6 mai 2013.
La foi de Marie soutient toute l'Eglise, par le card. Schönborn
ROME, jeudi 17 mai 2012 (ZENIT.org) – La foi de Marie soutient toute l’Eglise, a rappelé le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne et président de la Conférence épiscopale d’Autriche, en rendant hommage à la Vierge de Fatima.
L’archevêque de Vienne a présidé mardi dernier, 15 mai, une messe en la paroisse romaine de Sainte-Marie-des-Grâces-aux-Fornaci qui accueille jusqu’au 20 mai la statue de Notre-Dame de Fatima, en pèlerinage dans la capitale italienne depuis le 13 mai.
Le cardinal Schönborn, en présence donc de la Statue de Marie et des reliques de deux des trois pastoureaux de Fatima, les bienheureux François et Jacinthe, a invité les fidèles à une réflexion sur la place centrale de la Mère de Dieu et dans la vie de l’homme, spécialement en ce mois de mai qui lui est consacré.
Après la messe, le cardinal a accordé cet entretien exclusif à Radio Vatican et à Zenit.
Eminence, en cette heure de crise économique et de sécularisation en Europe, qu’enseigne de l’exemple de Marie ?
Card. Schönborn - La foi dans la vie quotidienne de Marie est quelque chose qui me frappe encore beaucoup, car nous sommes tentés d’oublier qu’une grande partie de sa vie était la vie cachée de Nazareth. La vie de saint Joseph, de son fils Jésus, est une vie ordinaire comme celle de chacun de nous, une vie de travail avec toutes les difficultés. Imaginons : Joseph devait acheter le bois, passer des contrats, devait payer ses collaborateurs car un charpentier ne peut travailler seul.
Et puis, il y avait les difficultés d’une terre occupée par les Romains : une situation d’injustice, de pauvreté, de persécution, d’oppression.
Au milieu de tout cela, il y a le fils de Dieu, fils de Marie. Pour nous aussi, concrètement, dans la vie quotidienne, Marie est avec nous dans les souffrances, les peines. Ce qu’il y a de grand chez elle, c’est cette foi sans hésitation. Je pense que le message central est là.
Sur les sites mariaux aussi : qu’apprenons à Lourdes, à Fatima, dans les autres lieux connus et moins connus? Qu’elle s’adresse toujours aux gens simples. Bernadette ne savait ni lire ni écrire, elle était analphabète ; les enfants de Fatima, ce sont eux qui donnent le message de la Vierge, ce sont eux qui sont appelés à être des apôtres. Quel enseignement pour nous, si orgueilleux devant le succès, le progrès, la richesse! Et maintenant, dans la crise, nous voyons où sont les vraies valeurs.
Le pèlerinage de tant de personnes aux lieux saints de Marie est un signe d’espérance?
Absolument, car l’espérance n’est pas la vertu de la facilité, c’est la vertu d’être encore ancrés en Dieu, comme dit saint Paul, en espérant contre toute espérance ! L’espérance humaine est une belle chose, mais l’espérance de foi est quelque chose de bien plus grand et l’espérance existe parce que Dieu est présent.
Dans votre homélie vous avez affirmé: « Dans la foi de Marie toute l’Eglise a survécu ». Qu’entendez-vous par là ?
Sans la foi, l’Eglise n’existe pas et dans la nuit du Samedi Saint tous étaient dans les ténèbres d’un échec visible. Seule la Vierge, nous dit la tradition, a gardé la foi. Et nous devons penser à la souffrance terrible de la mort réelle de son fils. Grâce à cette foi gardée, toute l’Eglise a survécu et survivra toujours dans la foi.
Lors de l’audience générale de la semaine dernière, Benoît XVI a exhorté les jeunes à ne pas abandonner la prière du chapelet, une prière simple mais « efficace » pour un dialogue direct avec Marie : jusqu’à quel point le chapelet est-il important?
Pour moi, le rosaire est la prière des pauvres, car quand vous êtes fatigués, épuisés, avec le chapelet dans les mains, vous vous sentez toujours en sécurité. Dans l’Ave Maria, je suis frappé à chaque fois par cette phrase : « Maintenant et à l’heure de notre mort ». « Maintenant » : toujours, dans le maintenant de ma vie, il y a Marie.
On a souvent dit : « Ah ! ces vieilles femmes qui prient le chapelet! ». On le disait déjà dans ma jeunesse, mais je les vois encore aujourd’hui: ce ne sont pas les vieilles femmes d’il y a 50 ans, ce sont les vieilles femmes d’aujourd’hui et elles continuent à prier! Et ceux qui méprisent ces vieilles personnes qui prient n’ont rien compris de l’Evangile.
Eminence, pour conclure, un mot de l’Eglise dans votre pays?
Un petit message sur l’Eglise en Autriche. Les mass médias offrent une image unilatérale. C’est vrai qu’il y a des difficultés, des protestations, mais beaucoup de foi aussi. Quand je pense à tous ces groupes de prière de jeunes – dont on ne parle pas – je pourrais donner une longue liste. Que de groupes de prière il y a! C’est pourquoi je veux transmettre une autre vision, je voudrais que l’on sache que notre Eglise est vivante.
Le dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X prendra du temps
ROME, mercredi 16 mai 2012 (ZENIT.org) – Les discussions se poursuivent entre Rome et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mais il faudra encore du temps avant qu’elles n’aboutissent, et la position de chacun des quatre évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre sera examinée au cas pas cas, indique le Vatican.
Un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège indique en effet ce 16 mai que la session ordinaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi réunie ce matin a examiné entre autres le dossier de la Fraternité Saint-Pie X et la réponse de Mgr Bernard Fellay en date du 17 avril.
« Quelques observations ont été formulées » à ce propos et elles seront prises en considération « dans les discussions ultérieures entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X », ajoute la même source.
« Etant donné les positions prises par les trois autres évêques de la Fraternité Saint-Pie X, leur situation devra être traitée séparément et individuellement », précise le Saint-Siège.
Il s’agit des positions respectives de Mgr Alfonso de Galarreta, de Mgr Bernard Tissier de Mallerais et de Mgr Richard Williamson. A propos de la négation de la Shoah par de ce dernier, par exemple mais pas uniquement, le Saint-Siège et Benoît XVI ont déjà déclaré qu’il n’y avait pas de place dans l’Eglise catholique pour le négationnisme.
Après la réponse de Mgr Fellay au « Préambule doctrinal » proposé par le Saint-Siège comme la « condition préalable à toute réconciliation », les trois autres évêques, lui ont adressé le mois dernier une lettre commune pour lui faire part de leur désaccord sur un certain nombre de points. D’où la nécessité d’un approfondissement diversifié.
Les trois évêques ont adressé une lettre à Mgr Fellay, le 7 avril, critiquant les progrès des discussions avec Rome. Le supérieur de la Fraternité leur a répondu le 14 avril, en disant sa souffrance devant leur réaction, et sa conviction que leur fondateur aurait accepté un tel dialogue.
Répondant à la presse, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, a fait observer qu’en effet de « nouveaux approfondissements » avaient été demandés par Rome. Mais il serait, a-t-il dit, « prématuré » de se prononcer sur le temps que prendront les discussions actuellement en cours.
Il a constaté que les « divisions » apparues dans la Fraternité Saint-Pie X ont eu récemment un grand écho dans les media, et le communiqué, dit-il « indique clairement que les tractations en vue d’une réconciliation vont se poursuivre, sans préciser à quel niveau ».
« Contrairement à ce qui avait été annoncé par certains analystes, a-t-il poursuivi, la question ne devrait pas être réglée à courte échéance. Les organismes chargés du dossier ne semblent pas avoir terminé leur travail ». Il a enfin rappelé que « le dernier mot reviendra au Pape ».
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C'est une très ancienne dévotion. En effet, si l’on remonte aussi loin qu’au 12e siècle, on voit le grand saint Bernard honorer d’une façon particulière une relique de ce puissant apôtre. Il demanda à celui qui l’avait si bien protégé et aidé en maintes circonstances de lui continuer son assistance. Sainte Brigitte de Suède (1302-1373) reçut du Seigneur ce conseil : « Prie Saint Jude avec grande confiance car, fidèle à son nom de Thaddée – l’aimable et le bon – il sera empressé à t’aider ». 